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Ambroisie et allergies

L’ambroisie avance à grands pas :

L’ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.), est une espèce végétale envahissante dont le pollen est très allergisant.Importée d’Amérique du Nord à la fin du XIXième siècle, elle s’étend peu à peu sur le territoire français.

 

Zones infestées par l’ambroisie en France (source : http://www.ambroisie.info)

En Languedoc-Roussillon

L’ambroisie a été mise en évidence dès 2003 dans le Nord du Gard dans une étude pilotée par l’agence méditerranéenne de l’environnement et la DRASS.
L'ambroisie en Languedoc-Roussillon (PDF 510 Ko)

Aujourd’hui, elle est présente dans de nombreuses zones du Gard
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Carto_ambroisie_regionale_LR.pdf

Risques sanitaires du pollen

L’association française de l’étude des ambroisies (AFEDA) a décrit, dès le début des années 1980,  l’effet allergisant du pollen d’ambroisie.

Une personne non allergique a priori peut se sensibiliser rapidement lors d’une exposition répétée au pollen d’ambroisie et devenir allergique.

Quelques grains de pollen par mètre cube d'air déclenchent des symptômes graves chez les personnes sensibilisées:

  • rhinite allergique (90%des cas)
  • rhino-conjonctivite (75%),
  • asthme et  trachéite (50%),
  • urticaire (10%),
  • eczéma((10%).

Selon les zones d’infestation, 6 à 20 % de la population exposée est allergique à l'ambroisie.
Des sensibilisations croisées ont été démontrées avec le pollen d’armoise ou de tournesol et aussi avec des allergènes alimentaires contenus dans le céleri, la banane ou le melon.

« étude de faisabilité de la surveilance épidémiologique de l’allergie à l’ambroisie dans le Gard : validation des procédures de recueil de données métrologiques et cliniques »

Le groupement régional de santé publique a financé une étude conduite par le service d’allergologie du CHU de Nîmes en lien avec le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) durant l’été 2009.

Observations métrologiques

  • Sur le site de Bagnols-sur-Cèze l’envahissement du territoire par la plante s’accompagne d’une pollution de l’air par le pollen
  • La présence de la plante sur les rives du Gardon n’a pas d’incidence sur la pollution de l’air à Alès puisque les pollens captés semblent plutôt importés
  • le site nîmois n’est effectivement pas envahi par la plante, les pollens recueillis correspondant à une importation

Observations cliniques

  • 23 patients répartis sur 15 communes du Gard atteints d’allergie à l’ambroisie, dont 2 enfants, ont fait l’objet d’une consultation d’allergologie
    tous les patients sont sujets à la conjonctivite et à la rhinite,
  • 2 patients sont atteints d’asthme,
  • 1 patient est sujet à des réactions cutanées.
  • sur les 20 bilans allergologiques documentés, 4 patients sont mono-sensibilisés à l’ambroisie dont les 2 patients ayant présenté de l’asthme.
  • des co-sensibilisations ont été retrouvées :
    Graminées (52 %) – acariens (43%) – armoise (29%).
Quelle prévention ?

La lutte contre l’infestation par  l’ambroisie est l’affaire de tous : collectivités, entreprises, agriculteurs, particuliers…


La première mesure de prévention est la destruction des plants d’ambroisie  avant la période de floraison (fin juillet) : suppression des pollens et limitation de la reproduction de la plante .
L’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia ) est une plante opportuniste envahissante  dont le pollen est très allergisant. Elle s’installe préférentiellement dans les sols nus et remaniés (chantiers ; voies de communication : talus de routes, d’autoroutes et de voies ferrées, bords des rivières), dans les jachères, dans les cultures à levée tardive, et les vergers. Elle  mesure en moyenne de 30 à 70 cm de haut (jusqu’à 200 cm) et fleurit en août –septembre

Dans le Gard, l’arrêté préfectoral n°2007-344-9 du 10 décembre 2007 rend obligatoire la destruction de l’ambroisie aux gestionnaires de domaines publics de l’Etat et des collectivités territoriales, aux maîtres d’ouvrage lors de la réalisation de travaux, ainsi qu’aux particuliers.
Pièce jointe

Suivant la taille de la surface infestée, la destruction peut se faire par arrachage, tonte ou  fauchage répétés menés sur les seules zones contaminées par l’ambroisie ou par le déchaumage de parcelles de céréales envahies ou d’autres techniques culturales appropriées. L'arrachage manuel avant la floraison est une technique efficace (le port de gants est recommandé). En dernier recours, la lutte chimique peut être utilisée de façon raisonnée, au moyen de produits homologués et en respectant les modes d’emploi et précautions d’utilisation.
Les interventions d’arrachage en période de floraison sont à éviter en raison du fort pouvoir allergisant du pollen.

La deuxième mesure de prévention consiste à  limiter les surfaces non végétalisées (couvert végétal, protection des sols avec des matériaux bloquant la végétation tels que le paillage ou des copeaux de bois).

Pour plus d’informations :

Préfecture du Gard : www.gard.pref.gouv.fr

Montpellier Supagro :
https://www.supagro.fr/pollen/index.php?option=com_content&task=view&id=62&Itemid=176&limit=1&limitstart=

Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) : www.pollens.fr

Association française d'étude des ambroisies (AFEDA) : http://assoc.orange.fr/afeda/index.htm

Région Rhône-Alpes : http://www.ambroisie.info/