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Qui n’a pas été gêné un jour par le bruit de travaux à proximité de son domicile, par un voisin qui organise une fête, par des aboiements de chiens, par une activité industrielle…
Les causes de nuisances sonores sont nombreuses et peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé, l’environnement, éléments jugés prioritaires de la qualité de vie par les Français.
La lutte contre le bruit est l’affaire de tous : l’Etat, les collectivités locales et les citoyens.
Les effets auditifs du bruit sur la santé, en dehors de toute maladie ou défaut d’audition, la douleur apparaît à 120 dB(A).
La fatigue auditive ou surdité passagère survient bien en dessous de cette valeur.
A titre d’exemple, à la suite d’un concert fortement sonorisé, l’impression d’entendre moins bien est très nette, les oreilles sifflent, elles sont "cotonneuses", on parle plus fort, la conversation est moins aisée.
Un temps de récupération dans une ambiance calme est alors nécessaire pour recouvrer une audition normale. Cette fatigue auditive peut être considérée comme un signal d’alarme.
Les signes tels que : sifflement ou bourdonnement dans l’oreille, perte auditive…, signifient que la dose de bruit tolérable par l’organisme a été dépassée.Si l’expérience se renouvelle souvent, dans une ambiance dépassant 85 dB(A) , la surdité s’installe : c’est la surdité progressive et irréversible.
La perte d’audition peut également devenir permanente à la suite d’une exposition à un bruit unique particulièrement fort.
La perte d’audition est le plus généralement graduelle. Elle affecte dans un premier temps les fréquences les plus aiguës ; c’est pourquoi elle peut passer inaperçue pendant plusieurs années. Ce type de surdité est irréversible et ne peut être traité par aucune thérapeutique. C’est dans la compréhension du langage, dans les conversations de groupe que le handicap apparaît. De plus, avec la vieillesse, le phénomène s’accentue avec la presbyacousie qui est une dégénérescence naturelle des cellules auditives. La surdité ne veut pas dire ne rien entendre mais ne plus comprendre ce que l’on entend.
Ce risque est particulièrement présent dans le milieu du travail puisque la surdité est une des premières maladies professionnelles.
Il existe aussi la surdité traumatique due à une exposition courte à un niveau sonore très élevé (explosion).
Ces surdités provoquées par la destruction définitive des cellules ciliées, cellules qui ne se renouvellent pas, se traduisent par une mauvaise compréhension des signaux sonores et sont mises en évidence par un audiogramme pratiqué sur les personnes atteintes.
Les effets non auditifs ou extra-auditifs du bruit
Les effets immédiats se traduisent par :
Ces effets sont passagers.
Des effets à long terme peuvent se manifester sous forme de :
Ces conséquences liées au stress sont plus durables mais dans la plupart des cas, elles n’aboutissent pas à des lésions irréversibles.
Enfin, l’organisme ne s’habitue pas au bruit ! N’oublions pas que l’oreille n’a pas de paupières. Avec l’odorat, c’est la seule modalité perceptive qui ne soit pas affectée par l’absence de lumière : l’oreille est constamment en alerte de jour comme de nuit.
